Vérifié le 6 octobre 2026. Le tableau et les exemples ci-dessous concernent un salarié majeur à temps plein, en établissement permanent, ayant au moins un an d’ancienneté, lorsque le régime de branche HCR s’applique. Les exemples sont fictifs ; les situations particulières sont repérées plus bas.
Quelles dates préparer pour les jours fériés de novembre 2026 ?
La Toussaint tombe le dimanche 1er novembre 2026 et l’Armistice le mercredi 11 novembre. Ces dates, confirmées par Service Public, posent deux questions différentes : que doit-on au salarié déjà en repos le dimanche, et quelle contrepartie prévoir pour celui qui assure le service du mercredi ?
| Date | Jour | Contrôle avant le planning |
|---|---|---|
| 1er novembre 2026 — Toussaint | Dimanche | Jour travaillé, fermé ou repos habituel ? Jour garanti ou non ? |
| 11 novembre 2026 — Armistice | Mercredi | Même vérification ; un jour travaillé n’est pas automatiquement payé double. |
| 25 décembre 2026 — Noël | Vendredi | Anticiper les services et le bilan annuel des jours garantis. |
Le fait qu’une date soit fériée ne signifie pas que votre établissement doit fermer, ni qu’un pont est automatiquement dû. Fixez l’organisation du service dans le respect des règles applicables, puis communiquez le planning et le traitement prévu aux personnes concernées.
Quelle convention et quels accords faut-il vérifier ?
Commencez par la convention mentionnée sur le bulletin de paie : ce guide porte sur les hôtels, cafés et restaurants, IDCC 1979. Les règles de la restauration rapide, IDCC 1501, ne se déduisent pas de ce tableau. Vérifiez ensuite les accords d’entreprise ou d’établissement et les clauses du contrat.
Le Code du travail numérique, réponse HCR rappelle qu’un accord d’entreprise peut prévoir ses propres règles sur le sujet, sous réserve du respect du Code du travail. Il faut aussi tenir compte des clauses contractuelles plus favorables. Ne retenez donc pas uniquement la formule « appliquer le texte le plus favorable » sans examiner la place de chaque texte avec votre gestionnaire de paie.
Que signifie un jour férié garanti en HCR ?
Un jour garanti reste un droit même lorsqu’il tombe sur le repos habituel du salarié. Il doit se traduire par un jour chômé et payé, du repos de compensation ou une indemnisation, selon la situation. La garantie porte sur la contrepartie : elle ne signifie pas que le salarié ne travaillera jamais ce jour-là.
L’article 6 de l’avenant n° 6 du 15 décembre 2009 prévoit, pour les salariés permanents comptant un an d’ancienneté, dix jours fériés en plus du 1er mai, dont six garantis. Les quatre autres jours suivent un régime différent quand ils coïncident avec un repos. Le 1er novembre et le 11 novembre ne sont pas, par leur seul nom, automatiquement des jours garantis pour tous vos salariés : vérifiez le suivi retenu dans l’établissement.
| Situation du salarié | 6 jours garantis | 4 autres jours |
|---|---|---|
| Jour chômé, établissement fermé | Maintien du salaire | Pas de réduction du salaire |
| Jour travaillé | Salaire habituel + compensation en repos ou indemnisation équivalente | Salaire habituel + un jour de compensation |
| Jour coïncidant avec le repos habituel | Droit à compensation en repos ou indemnisation | Pas de compensation ni d’indemnité supplémentaire à ce titre |
Pour préparer le dimanche 1er novembre, commencez donc par la situation du salarié, pas par une règle appliquée indistinctement à toute l’équipe. Deux personnes du même restaurant peuvent avoir des repos hebdomadaires différents et un compteur de droits différent.

Le 11 novembre est-il payé double au restaurant ?
Le régime de branche HCR ne prévoit pas une majoration de 100 % pour chaque 11 novembre travaillé. Il faut appliquer la contrepartie correspondant au jour garanti ou non garanti, puis vérifier les éventuelles dispositions propres à l’entreprise et au contrat. Le paiement double du 1er mai ne se transpose pas automatiquement aux autres fêtes légales.
Pour le 1er mai, le travail reste une exception liée à l’impossibilité d’interrompre l’activité. Lorsqu’il est travaillé dans le cadre autorisé, la rémunération comprend le salaire du travail accompli et une indemnité égale à ce salaire. L’appartenance à la restauration ne dispense pas de vérifier les conditions de cette exception.
Deux compteurs à ne pas mélanger
Une compensation liée à un jour férié et une majoration d’heures supplémentaires répondent à des règles différentes. Suivez séparément les droits à jours fériés et les heures réellement effectuées.
Notre guide des heures supplémentaires HCR explique les seuils et majorations. Il complète ce tableau : ni une journée fériée ni une semaine chargée ne suffisent, seules, à établir un bulletin de paie.
Comment traiter trois situations concrètes en novembre ?
Voici trois exemples fictifs pour un salarié majeur à temps plein ayant deux ans d’ancienneté dans un restaurant permanent. Ils supposent que le régime de branche décrit plus haut s’applique, sans accord particulier. Ils illustrent un droit, sans calculer une paie complète.
| Cas fictif | Raisonnement | À tracer |
|---|---|---|
| Le 1er novembre est son repos habituel et fait partie des jours garantis | Le repos habituel ne fait pas disparaître la garantie. Prévoir une compensation en repos ou une indemnisation. | Le droit acquis et sa régularisation effective. |
| Il travaille le 11 novembre, retenu comme l’un des 4 jours non garantis | Le salaire du travail est dû et un jour de compensation doit être accordé. Pas de doublement automatique. | Heures réalisées et date du repos de compensation. |
| Le restaurant ferme le 11 novembre et ce jour devait être travaillé | Le jour férié chômé ne réduit pas le salaire dans ce cas. | Fermeture, planning habituel et traitement du jour. |
Si le 1er novembre coïncide avec un repos mais relève des quatre jours non garantis, la conclusion du premier exemple change : le régime de branche ne prévoit pas de compensation supplémentaire à ce titre. C’est précisément pourquoi la qualification du jour et le compteur individuel doivent être lisibles.
Que vérifier pour un saisonnier, un temps partiel ou un apprenti ?
Ne recopiez pas les exemples précédents pour un autre statut. L’article 6 prévoit notamment un régime saisonnier après neuf mois d’ancienneté dans le même établissement ou la même entreprise, avec des droits au prorata de la durée du contrat, arrondis à l’entier supérieur. Les jours garantis restant dus doivent être rémunérés au terme du contrat saisonnier.
Pour un temps partiel, les droits s’examinent dans les mêmes conditions que pour les salariés permanents. Le texte prévoit toutefois un prorata de la compensation ou indemnisation d’un jour coïncidant avec un repos lorsque le contrat répartit le travail sur moins de cinq jours par semaine. Ce cas mérite un calcul individualisé, pas une simple division par deux pour un mi-temps.
Le Code du travail numérique précise aussi que la rémunération des apprentis mineurs est doublée lorsqu’ils travaillent un jour férié. Un extra n’est pas automatiquement un saisonnier : identifiez la nature du contrat, l’ancienneté et les dispositions applicables. Notre guide du contrat d’extra en restauration vous aide à distinguer les situations.
Pour une personne ayant moins d’un an d’ancienneté, ne concluez pas « aucun droit ». Faites vérifier séparément le maintien du salaire d’un jour chômé, le traitement du jour travaillé et les règles de garantie. Les conditions d’ouverture des droits ne sont pas identiques pour toutes ces questions.

Comment contrôler les six jours garantis avant la fin de l’année ?
Dans un établissement permanent, l’entreprise doit vérifier au terme de l’année civile si le salarié a bénéficié de ses jours garantis. S’il en reste, elle l’informe par écrit. Avec l’accord de l’employeur, les jours dus peuvent être pris ou indemnisés dans les six mois suivants ; au terme de cette période, le solde doit être rémunéré.
Commencer la vérification en octobre vous permet de repérer un oubli avant les services de novembre et décembre. Cette anticipation est une méthode d’organisation proposée ici ; la vérification au terme de l’année et la régularisation découlent de l’article 6.2 de l’avenant HCR.
- 1Vérifiez convention, accords applicables, contrat, ancienneté et statut du salarié.
- 2Rapprochez chaque fête légale du planning habituel et du relevé réellement effectué.
- 3Identifiez les jours garantis et les quatre autres jours dans le suivi individuel.
- 4Renseignez les contreparties déjà obtenues : jour chômé payé, repos pris ou indemnisation.
- 5Faites valider le solde avant la paie et conservez la trace des régularisations.
| Champ du suivi | Exemple de saisie |
|---|---|
| Salarié et cadre | Identifiant interne, statut, convention et accord applicable |
| Date et situation | 11/11/2026, travaillé ; heures relevées séparément |
| Nature du droit | Garanti / non garanti / 1er mai |
| Contrepartie | Repos ou indemnisation selon le cadre retenu |
| Régularisation | Date prévue, date réalisée, montant si indemnisation, justificatif |
Un planning ouvert sur un jour férié doit aussi rester cohérent avec vos moyens. Pour apprécier le budget global, consultez le coût du travail au restaurant. À Lyon, les guides restaurants ouverts le dimanche et vacances de la Toussaint éclairent les occasions de sortie des clients ; ils ne prédisent pas le nombre de couverts de votre établissement.
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